En inventant la première combinaison de surf en 1952, Jack O’neill (1923-2017) a permis à des milliers de surfeurs de braver les océans les plus froids, mais à quel prix ?

Depuis, le néoprène est rester le matériaux de base pour la conception des combinaisons de surf.

Ce dérivé pétrochimique, dont la production est extrêmement énergivore, a inondé le marché du surf pendant des décennies.

En participant au réchauffement climatique, le néoprène pourrait tropicaliser tous les océans. Chouette, vivement la session en boardshort en Bretagne au mois de Janvier ! Ou pas, car nous ne sommes pas seuls sur Terre et dans les Océans. Comme vous le savez ce sont des multitudes déco-systèmes qui dépendent de la stabilité climatique. Cette conscience des enjeux climatiques a poussé quelques marques à trouver des alternatives à notre bon vieux néoprène.

Une alternative sans pétrole


Picture Organic Clothing s’est donné une mission qui colle plutôt bien à nos valeurs: trouver des solutions pour vivre ses passions de façon responsable et durable. Depuis 2017, la marque Annécienne propose des combinaisons de surf sans produits pétrochimiques. Ils nous en ont envoyé pour tester leur Naturalprene dans les eaux du Pérou, considérablement refroidies par le courant de Humboldt venu de l’Antarctique.

Avant de partir, nous avons testé la 3/2 au pays Basque. Sans zip et avec sa doublure, dans une eau à 15 degrés, la sensation de froid à la mise à l’eau disparaît une fois en mouvement : la combi fait le job.

Au Pérou où l’eau oscillait entre 18 et 20 degrés, la 3/2 était parfaitement adaptée !

Notre avis sur la 3/2 sans zip :

Parfaite pour l’inter-saison et l’été dans une eau de 15 à 21 degrés.

Les + :

  • confortable (petit coussin « zone de confort » sous les tétons
  • sans zip
  • fitting (coupe) presque parfait

Les – :

  • le naturalprene semble fragile (à enfiler avec précaution)
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