Nous en finissons avec la ville. Nous voilà à présent perdus sur la côte équatorienne entre Pedernales et Baïa, zone ravagée par un séisme il y a 3 ans. 
Pedernales était la ville la plus proche de l’épicentre. Elle a été anéanti et a dû se reconstruire rapidement. L’état de la ville et sa réputation peu enchantante laissent paraître le désastre qu’il y a eu. Baïa, quant à elle, est passée de station balnéaire à ville fantôme, du moins pour une partie. On constate rapidement ses rues désertes, ses immeubles vides, fissures apparentes. Peu attirant à présent…

Quant à nous, nous nous retrouvons juste à côté d’un petit village au nom de Bellavista. Mélange de tranquillité, de vie fondée sur la pêche, de va et vient des bateaux, de siestes dans les hamacs… Aucunes questions existentielles ne semblent pouvoir se frayer un chemin dans cette partie du globe. 
Chez notre hôte Gorge, équatorien des terres venu s’installer sur la côte, nous vivons simplement. Au menu : nourriture essentiellement vegane, nuit en tente, toilettes sèches, douche à ciel ouvert. Petit changement avec la vie de ville. 
Gorge est arrivé sur la côte équatorienne peu avant le séisme. Suite à cette catastrophe, il a voulut apporter son aide au village de Bellavista. Aider au re-dynamisme de la vie sociale, au développement de projets communs, à la reconstruction ou l’amélioration d’habitations. Avec sa vision moderne de la permaculture et du bénéfice social qui la définit, Gorge a pour but d’amener une amélioration durable et respectable à la communauté. Pas forcément évident cependant d’amener son opinion à une population relativement pauvre, cherchant parfois seulement la tranquillité, sans se faire rejeter. 

Notre mission pour ce Work Away est d’aller à la rencontre de la population, comprendre leurs besoins, apporter ce que nous pouvons apporter à leur développement toujours dans le respect de leur vie et dans un but de durabilité. Egalement, développer notre lieu de vie chez Gorge

Jusque là, ça parait être très enrichissant. Malheureusement, nous découvrons vite que notre hôte, malgré sa bonne volonté, appartient plus au groupe des penseurs qu’à celui des acteurs… Durant la première semaine, nos tâches se résumeront dans la quasi totalité à la réalisation d’un site web et d’une vidéo de présentation pour son association ARBOL Permacultura. Seule la classe d’anglais, pour quelques habitants, se tient quelques jours dans la semaine, par Ira (jeune Allemande du Work Away) et Noé
Il nous faudra attendre la deuxième semaine, avec notamment l’arrivée de Manuel (frère de Thomas), pour effectuer quelques travaux manuels (coïncidence ???). 

Enfin !

Il semblerait que nous attendions avec impatience de faire travailler nos petites mains. Le travail du bois, de la terre, la réalisation de murs pour le lieux de vie, l’apprentissage de quelques techniques pour le travail du bambou (élément essentielle ici).
Après 3 jours de travail consciencieux, nous terminons une façade du batiment. Partie bois à droite et et terre à gauche. Le tout, accompagné d’un vitrail gràce aux bouteilles récupérées. Le tout sans outils électroniques. 

Entre temps, nous explorons les alentours. Un véritable terrain de jeu pour quiconque apprécie la nature. Des espèces d’oiseaux par dizaines, iguanes, araignées… Nous prenons donc le temps pour quelques prises de vue dans cette nature regorgeant de surprises. 

Un élément manque cependant à l’appel. Vous l’aurez peut-être deviné… Pas de surf dans ce texte. En effet, la plage, immense et belle soit-elle, ne nous offrira durant ces deux semaines qu’une médiocre session. Nous décidons donc de nous rabattre sur une valeur sûre : la ville de Montanita, reconnue pour ses soirées folles, certes, mais surtout pour sa magique droite de reef. 

Hasta luego !