Nous quittons la petite ville paisible de Huanchaco pour rejoindre Trujillo afin de continuer notre route vers le Nord, le long de cette côte désertique du Pérou. Nous avons eu echo d’une remarquable gauche à Mancora. Il nous est impossible de louper ça. Ni une ni deux, “vamos” à Mancora ! 

Pour cela, nous prenons un autre bus de nuit. 8 heures à partir de Trujillo. Ce qui nous permet d’économiser une nuit d’auberge. Puis après tout, les paysages sur cette côte sont plutôt monotones, nous ne loupons donc pas grand chose. 

Pendant le trajet, et après réflexion, nous décidons de changer notre destination pour aller à Lobitos. Petit village plus au sud apparemment très calme, où les vagues seraient toutes aussi bien… 


Malgré tout, nous sommes obligés de descendre à Mancora, point d’arrêt avant le terminus. Le temps de trouver un autre bus pour rebrousser chemin, et c’est reparti pour 1h30 de transport. Nous retrouverons Mancora d’ici quelques jours. Un arrêt à Talara, ville peu attirante à première vue, 30 minutes de van, une planche à deux doigts de s’envoler du toit du TukTuk… Ça y est, nous voilà perdus à Lobitos !

On ne nous a pas menti, ce petit village est vraiment très tranquille… Quelques habitants, pour la plupart tenant un restaurant et une bodega (petite épicerie), des auberges pour les touristes/voyageurs et quelques maisons secondaires. Quant à nous, nous posons nos affaires à la « Casona », grande auberge surplombant le spot avec vue imprenable sur toute la baie ! On peut dire qu’on est pas mal…

Un jour suffit pour faire le tour de ce village. La vie là-bas n’est pas très dynamique, et il n’y a pas grand chose à visiter ou découvrir si ce n’est les foreuses de pétroles disposées de part et d’autre de Lobitos. En tant que surfeurs, nous profitons des belles vagues de la baie. On se demande tout de même si ce village existerait sans le surf et ses touristes qui l’accompagnent.

Noël approchant, et ayant bien profité du calme de Lobitos, nous prenons le cap de Mancora. Cette ville est décrite comme le « Ibiza » façon péruvienne. Très tôt, nous découvrons ses mauvais aspects. La drogue est omniprésente. 

Cependant, si vous cherchez à aller plus loin, vous trouverez des choses intéressantes. La ville dispose d’un point de vue remarquable où y est installé un phare. Vous pouvez y admirer l’ensemble de la ville, sa côte et notamment la belle gauche déroulant sur une centaine de mètres, le port de pêche légèrement plus au Sud, et côté Est, l’étendue aride s’étalant sur des kilomètres et des kilomètres. 

LA GAUCHE DE MANCORA

Nous profitons des premières lueurs du jour pour nous mettre à l’eau et ainsi éviter le monde et le vent plus présents dans la journée. La vague est parfaite. Elle commence à l’entrée de la ville pour finir sa course au niveau des premiers bars de plage. 
A propos de ces bars d’ailleurs, nous découvrons quelques chose de surprenant. A marrée haute, ils voient les vagues littéralement entrer et recouvrir le sol d’une dizaine de centimètres d’eau… On apprendra par la suite que ce phénomène est exceptionnel et dû au séisme ayant sévit l’Asie courant Décembre. Cette catastrophe naturelle expliquerait également le manque de vague qu’on a eu sur la côte. 
Nous passons donc Noël à Mancora autour d’un Pisco Sour (A quoi le Pisco ? A la fraise !) fait maison et bien frais !

Prochaine étape, nous passerons la frontière pour passer en Equateur et aller dans la région montagneuse de Cuenca.

Hasta luego !